Certains supports

Publié le par Le monde paranormal

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Un texte magique grec pointe déjà le sujet : "Ce sont dans les plantes, les formules et les pierres que résident tout l'art et la faveur et le pouvoir magique de l'effet cherché." Marsile Ficin fait une liste des sept choses qui peuvent attirer les influences célestes, d'après les planètes, en commençant par les supports extérieurs, physiques : Lune (pierres, métaux, etc.), Mercure (plantes, fruits, animaux), Vénus (poudres, vapeurs, odeurs), Soleil (mots, chants, sons), Mars (émotion, imagination), Jupiter (raison), enfin Saturne (contemplation intellectuelle, intuition divine). Il recommande "les émotions, le chant, l'odeur et la lumière" pour capter les divinités planétaires.

- Choses magiques. Pour un mage comme 
Henri-Corneille Agrippa, le monde "élémental", celui des quatre ou cinq Éléments (Terre, Eau, Air, Feu, Éther), est inférieur, mais "il est gouverné par son supérieur et reçoit ses influences, en sorte que l'Archétype même et le Créateur souverain ouvrier nous communique les vertus de sa toute puissance par les anges, les cieux, les étoiles, les Éléments, les animaux, les plantes, les métaux et les pierres." La magie élémentaire porte sur les Éléments, la magie astrale sur les "esprits planétaires" (ceux de Vénus, Mars, etc.)... Les reliques de saints, depuis le VIe s. sont supposées avoir des dons miraculeux, leurs tombes aussi.

- Fumigations et parfums. L'encens, les odeurs, etc. attirent ou repoussent des forces naturelles ou des "esprits". Selon le Picatrix (I, 2), "les fumigations donnent des forces et attirent les esprits vers les images", les images magiques.

- Nombres magiques. Depuis Pythagore, les magiciens distinguent des supports intelligibles (sons, formes, principes) et des supports sensibles (lettres de l'alphabet, figures géométriques, nombres), et ils croient savoir que les nombres sont des principes d'organisation, des forces.

- Signes magiques. Pour le pseudo-Paracelse de l'Archidoxe magique, "les caractères [écritures et symboles occultes], les mots et les sceaux [images astrologiques] ont en eux-mêmes une force scrète en rien contraire à la nature et n'ayant aucun lien avec la superstition."

Jean Pic de la Mirandole mentionne "les paroles et les mots", "les nombres", "les lettres", "les caractères, les figures", la musique. Le magicien puise souvent dans des "images sacrées", des "images divines". Il s'agit de symboles graphiques (comme le pentagramme), de "charactères" (lettres ou hiéroglyphes, "sceaux planétaires"), de symboles, de "carrés magiques", de talismans ou amulettes ; pour le magicien, agir sur ces figurations de forces équivaut à agir sur les forces figurées elles-mêmes. Le magicien mésopotamien ou égyptien, par exemple, fait couler de l'eau sur une statue couverte d'inscriptions magiques : l'eau entraîne les caractères, et sera utilisée, en boisson, comme médicament ou potion. L'usage de figures, dessins est bien connu. Toute représentation d'un magicien le montre avec la figure d'un pentagramme ou d'un sceau de Salomon. Un sommet de la magie des images est "l'art notoire", développé au XII° et XIII° siècles : le sujet, en général un moine ignorant, "en jeûne et oraison", contemplait longuement des figures géométriques ("notes") représentant une science, et il comptait ainsi pouvoir l'acquérir, par magie de contagion.

Publié dans Magie

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